Quelles sont les primes à déclarer aux impôts ?

La prime représente une somme qui est versée à un salarié, mais qui est différente de son salaire habituel. Certaines d’entre elles doivent être déclarées aux impôts tandis que cela n’est pas nécessaire pour d’autres. Quelles sont les primes qu’il faut mentionner aux impôts et celles que vous pouvez laisser ? Poursuivez la lecture de cet article pour les découvrir.

Prime de rétribution classique

Depuis le retour à la régulière avec les primes, gratifications ou variables de salaire perçues avant 2020 qui inclut tout le salaire imposable, tout est encore rentré dans l’ordre. Désormais, les primes de rétribution classique doivent obligatoirement être déclarées aux impôts. En effet, lorsque cette prime s’intègre à votre bulletin de décembre, elle est en principe prise en compte dans votre revenu net imposable annuel qui figure sur le même bulletin.

Ayant déjà subi le prélèvement à la source, il ne vous restera plus qu’à le déclarer lors du prochain printemps avec la totalité de vos revenus de l’année 2019. Toutefois, si vous ne prenez cette gratification régulière qu’en janvier 2020, elle amplifie votre rétribution imposable de cette année.

Cela reste inchangé pour une éventuelle prime de Noël versée sans doute chaque année par la société ou pour une gratification générale inhabituelle liée à un événement spécifique. Le bonus va forcément accroître votre Net imposable et doit alors être déclaré aux impôts.

Prime d’intéressement

La prime d’intéressement ou de participation aussi est à déclarer aux impôts. Ici, vous êtes libre d’opter pour l’espèce en formulant une requête de versement de cette prime ou d’adopter l’investissement de ces sous. La dernière alternative constitue l’option par défaut. En fonction des sociétés, lorsque vous avez un accord existant ou des bénéfices suffisants, la participation ou les intéressements sont reversés aux salariés à la fin de l’année calendaire.

Quand vous investissez cette somme sur un plan d’épargne salariale, vous êtes exempté d’impôt sur le revenu. Même si la récompense brute est soumise à la CSG-CRDS, vous n’êtes pas contraint de le déclarer aux impôts. Dans le cas où vous demanderez le versement de la totalité ou une partie de cette gratification, elle intègre vos revenus salariaux.

À titre illustratif, si une prime d’intéressement vous a été versée fin 2018, cette prime viendra amplifier votre dernier salaire de l’année et va accroître votre Net imposable 2018. De même, il va falloir que vous en fassiez la déclaration au fisc lors du printemps 2019.

Primes de départ

Même si les compensations touchées en cas de départ de la société ou en cas de départ à la retraite sont plus complexes, la récompense touchée reste néanmoins à déclarer. Pour ce qui est du dernier cas, l’alternative d’étalement fiscal de la prime de départ a été abrogée avant 2021, dans le prolongement de la réforme du prélèvement à la source.

Toutefois, vous pouvez toujours faire usage du système du quotient afin de réduire la charge des revenus de votre année de départ. En ce qui concerne l’indemnité de disjonction d’une clause de travail, le tout réside dans les modalités de départ. Les compensations légales de congédiement sont entièrement exemptées d’impôt.

En dessous d’un seuil qui est fixé au préalable et hors plan de conservation du boulot, les dédommagements de congédiement et compensations versées lors d’une désunion conventionnelle peuvent être imposés.

Prime Macron

Encore connue sous la dénomination de PEPA ou récompense exceptionnelle de pouvoir d’achat, la prime Macron fut reconduite après son introduction en fin 2018. Il est question d’une prime qui est entièrement défiscalisée dans le cas où elle se trouve en dessous de 1000 euros. Cependant, il importe de souligner une nuance très importante.

Afin que la société et le travailleur jouissent de cette exonération, le gouvernement exige qu’un accord d’intéressement soit signé entre les deux parties. Si vous percevez une prime Macron de la part de votre société, en parallèle de l’éventuel intéressement, vous n’êtes pas contraint de déclarer les frais que vous prendrez aux impôts.

Pour être plus claire, cette prime Macron ne vient pas gonfler votre Net imposable sur votre carte de rétribution. De même, elle n’est pas soumise au prélèvement à la source.

Les montants perçus par votre enfant

Les primes que vous percevez pour le compte de votre enfant sont également à déclarer aux impôts. En effet, si celui-ci est rattaché à votre foyer fiscal, il est important de le dire au fisc. Les montants qu’il a touchés l’année antérieure sont aussi à déclarer avec des nuances en fonction du type de revenus.

Les sous qui sont concernés sont entre autres le salaire étudiant, les bourses et allocations, les gratifications de stage, les montants en rapport avec le service civique et le volontariat. Il faut rappeler que lorsque l’étudiant jouit d’un abattement maximal supérieur ou égal à 665 euros lorsqu’il atteint l’âge de 26 ans tu m’acceptes. Par ailleurs, les revenus provenant d’une activité indépendante (bénéfices industriels ou commerciaux ou bénéfices non commerciaux).

Revenus d’activité non salariée

Cela pourrait sembler bizarre, mais les primes d’activités non salariées sont aussi à déclarer aux impôts. Lorsque vous pratiquez une activité indépendante principale ou en addition à votre métier salarié, il est important de mentionner les primes que vous y touchez.

Revenus des déductions

Il est obligatoire de déclarer les revenus de déductions aux impôts. Dans la balance des revenus imposables, le fisc prend en compte les charges, les réductions et les crédits d’impôt auxquels les prestataires peuvent prétendre. Il y a entre autres les pensions alimentaires, les coûts de garde d’enfants n’ayant pas 7 ans, des crédits d’impôt en lien avec le logement, les dons, etc.

Revenus fonciers et immobiliers

Les revenus fonciers et immobiliers sont à déclarer aux impôts. En effet, si en plus d’être salarié, vous disposez de biens que vous avez mis en louage, les frais que vous percevrez gonfleront votre Net imposable. Sa déclaration au fisc n’est donc pas à remettre en question. Parmi les revenus fonciers et immobiliers, on retrouve principalement les revenus d’épargne et d’investissement, les plus-values immobilières et les revenus d’une location meublée.

Somme toute, vous pouvez constater que toutes les primes que vous percevez ne sont pas à déclarer aux impôts. Cependant, celles qui sont obligatoires doivent être mentionnées sous peine de sanction.

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